Hotel Sevilla, Mérida
A 16th-century ruin reawakened through contemporary precision. Where brutalism meets colonial memory in quiet tension. An architectural palimpsest shaped by time, craft and restraint.
Une ruine du XVIe siècle réinterprétée avec précision contemporaine.Entre brutalité moderne et mémoire coloniale. Un palimpseste architectural où le temps devient matière.
In the historic heart of Mérida, Hotel Sevilla emerges from the shell of a 16th-century colonial villa, reimagined by Berlin-based studio Zeller & Moye in collaboration with local architect Carlos Cuevas. Once a near ruin, the building is now a refined, boutique-scale hotel where past and present coexist with deliberate clarity.
Au cœur de Mérida, Hotel Sevilla renaît d’une ancienne demeure coloniale du XVIe siècle, transformée par le studio berlinois Zeller & Moye en collaboration avec l’architecte local Carlos Cuevas. Longtemps laissée à l’état de ruine, la bâtisse devient aujourd’hui un hôtel confidentiel où passé et présent dialoguent avec justesse.
The project follows the idea of a palimpsest — layers of history left visible, not erased. Original elements, from stone arches to timber ceilings and colonnades, are carefully restored, while new interventions assert themselves through raw concrete volumes, stripped of ornament and unapologetically modern.
Le projet s’appuie sur l’idée du palimpseste : les différentes strates du bâtiment ne sont pas effacées, mais révélées. Les éléments d’origine — arches en pierre, colonnades, plafonds en bois — sont restaurés avec soin, tandis que les interventions contemporaines s’affirment à travers un béton brut, sans ornement, assumé.
With just 21 rooms, the hotel retains the proportions of a grand private residence. Interiors are restrained yet tactile, pairing local stone, wood and leather with brass and sisal, while views open onto a palm-filled courtyard where water — pools and reflective surfaces — becomes both structure and atmosphere.
Avec seulement 21 chambres, l’ensemble conserve l’échelle d’une grande résidence privée. Les matériaux locaux — pierre, bois, cuir — se mêlent à des touches de laiton et de sisal, tandis que les espaces s’ouvrent sur un patio central végétalisé, rythmé par l’eau et la lumière.
Throughout, the dialogue between eras is intentional. Brutalist insertions contrast with colonial textures, not to dominate, but to reveal. The result is a space that feels at once grounded in history and firmly anchored in contemporary Mexican design — a place where architecture is not only preserved, but reinterpreted.
Ici, le contraste est maîtrisé. Le brut dialogue avec l’ancien sans jamais l’écraser. Le résultat : un lieu profondément ancré dans son histoire, mais résolument tourné vers une écriture contemporaine de l’architecture mexicaine.
