The telegraph Hotel, Tbilisi, Georgia
Sur l’avenue Rustaveli, un bâtiment brutaliste emblématique retrouve une nouvelle respiration.
Ancien bureau de télégrammes, il devient le premier établissement Leading Hotels of the World dans la région du Caucase, transformé en Telegraph Hotel. Une renaissance qui insuffle une énergie nouvelle tout en respectant l’héritage architectural et historique du lieu, réinterprétant au passage son rôle social au cœur de la ville.
On Rustaveli Avenue, a landmark brutalist building finds a new rhythm.
Formerly a telegram office, it becomes the first Leading Hotels of the World property in the Caucasus, reborn as the Telegraph Hotel. A project that injects new energy while honoring its architectural and historical legacy, reinterpreting its social role within the city.
The gridded Bolsini tuff façade of The Telegraph Hotel — a 1970s brutalist landmark designed by Georgian architects Lado Alexi-Meskhishvili and Teimuraz Mikashavidze — rises prominently over both Republic Square and Rustaveli Avenue, the city’s main artery.
Along this vibrant thoroughfare, architecture reads like a layered narrative: a mix of influences where East meets West, shaped by the city’s past occupations and evolving identity.
La façade quadrillée en tuf volcanique de Bolsini du Telegraph Hotel — vestige brutaliste des années 1970 imaginé par les architectes géorgiens Lado Alexi-Meskhishvili et Teimuraz Mikashavidze — s’impose à la fois sur la place de la République et sur l’avenue Rustaveli, artère principale de Tbilissi.
Sur cette avenue vibrante, l’architecture se lit comme une stratification : un mélange d’influences où se croisent Orient et Occident, reflet des passages, des occupations et des histoires qui ont façonné la ville.
What’s on your doorstep?
The gridded Bolsini tuff façade of The Telegraph Hotel — a 1970s brutalist landmark by Georgian architects Lado Alexi-Meskhishvili and Teimuraz Mikashavidze — rises prominently over Republic Square and Rustaveli Avenue, the city’s main artery.
Here, architecture tells the story of a crossroads city, where East and West meet, overlap, and at times collide — a layered narrative shaped by successive occupations.
Step outside and the city unfolds: a former cadet corps turned Museum of Modern Art, the Neo-Moorish Opera and Ballet Theatre, Kashveti Church, the baroque Georgian National Gallery, and the Soviet-era Parliament — a focal point when tensions rise.
Across the avenue, cable cars climb from Rustaveli to Mtatsminda. At 727 meters above sea level, the park reveals Tbilisi in full — an urban, mountainous sprawl stretching endlessly into the distance.
Qu’y a-t-il à votre porte?
La façade quadrillée en tuf volcanique de Bolsini du Telegraph Hotel — icône brutaliste des années 1970 signée par les architectes géorgiens Lado Alexi-Meskhishvili et Teimuraz Mikashavidze — s’impose sur la place de la République et l’avenue Rustaveli, véritable colonne vertébrale de la ville.
Ici, l’architecture raconte une ville-carrefour, où Orient et Occident se rencontrent, se superposent, parfois s’opposent — une stratification visible dans chaque façade, héritée des occupations successives.
En descendant la rue, les repères s’enchaînent : un ancien corps de cadets devenu musée d’art moderne, le théâtre d’opéra et de ballet aux accents néo-mauresques, l’église Kashveti, la galerie nationale au style baroque, et plus loin, le parlement soviétique, point de tension lorsque la ville retient son souffle.
De l’autre côté, les téléphériques s’élèvent depuis Rustaveli vers les hauteurs de Mtatsminda. À 727 mètres, le parc domine Tbilissi — une étendue urbaine et montagneuse qui se déploie, brute et vibrante, à perte de vue.
Who is behind the design?
To revive the long-abandoned building, Silk Development enlisted architectural practice Neri&Hu, founded by Lyndon Neri and Rosanna Hu.
For their Georgian debut, the studio draws inspiration from 16th-century caravanserais, once vital hubs along ancient trade routes.
“What if this building, once the central nervous system of Tbilisi’s communications, could become a new caravanserai?”
From this question emerged a core idea: a city within a building.
On the ground floor, a network of travertine-lined corridors echoes the city’s alleyways, leading to a collection of restaurants and a wine library arranged around a central courtyard — a space designed for movement, encounter, and exchange.
Qui est à l’origine du design?
Pour redonner vie à ce bâtiment longtemps abandonné, Silk Development fait appel au studio d’architecture Neri&Hu, fondé par Lyndon Neri et Rosanna Hu.
Pour leur première réalisation en Géorgie, ils puisent leur inspiration dans les caravansérails du XVIe siècle, autrefois lieux de passage et d’échanges au cœur des routes commerciales.
« Et si ce bâtiment, autrefois centre névralgique des communications de Tbilissi, devenait un nouveau caravansérail ? »
De cette intuition naît une idée centrale : celle d’une ville à l’intérieur d’un bâtiment.
Au rez-de-chaussée, un réseau de couloirs habillés de travertin évoque les ruelles de la ville, menant à une constellation de restaurants et à une bibliothèque de vins, organisés autour d’une cour centrale — un espace vivant, pensé comme un point de rencontre.
An open-to-the-sky reinterpretation of an urban square, here, a matte blackened stainless steel framework is softened by cascading vines, while the ground level bar –where lemongrass-midori sours are served – reactivates the building’s role as a gathering space. Neri&Hu’s approach was ‘not an act of restoration, but a critical reinterpretation’, Neri says. Throughout, there’s an elegant dialogue between past and present; along corridors, original, weathered concrete pillars have been integrated, providing a visual echo of the past, while golden dots and dashes on revolving entrance doors pay homage to the Morse Code tapped out by yesteryears’ telegram operators.
Une destination unique à Tbilisi
Au cœur du projet, une cour centrale s’ouvre vers le ciel, réinterprétation contemporaine d’une place urbaine. Une structure en acier inoxydable noir mat s’élève, adoucie par des cascades de végétation, tandis qu’au niveau du sol, un bar redonne vie au lieu — on y sert des cocktails précis, comme un lemongrass-midori sour, dans une atmosphère à la fois brute et vibrante.
Pour Neri&Hu, il ne s’agit pas d’une restauration, mais d’une réinterprétation critique.
Partout, un dialogue subtil s’installe entre passé et présent : le béton patiné des colonnes d’origine traverse les espaces, mémoire intacte du lieu, tandis que sur les portes d’entrée pivotantes, une constellation de points et de traits dorés évoque le code Morse autrefois tapé par les opérateurs de télégrammes.
The room to book
Encircling the central courtyard, 239 calming rooms unfold, reached via a sculptural staircase illuminated by a 35-meter custom lighting installation in black steel and glass.
The corridors remain intentionally low-lit. Step inside, and everything opens up: each room becomes a study in light and contrast, where monochrome tones define the space.
A linear flow guides the layout, with fluted glass walls and blackened aluminium profiles separating bathroom, bedroom, and living areas — a composition inspired by the graceful train carriages of another era, nodding to Tbilisi’s role along the Silk Road.
Recurring black lines extend into the finest details — from bedlinen piping to spherical blown glass and brushed brass lights by Neri&Hu for Artemide — while softly green headboards subtly echo the surrounding mountain landscapes.
Restaurants & Bars
Among the nine F&B outlets, Grand Cafe impresses with deep coffered ceilings inspired by Adolf Loos’ American Bar in Vienna, and rhythmic columns. Antique mirrors, white linens, and walnut furniture by Neri&Hu lend a Parisian touch. The Georgian-centric menu features breaded aubergine with walnuts, tomato and sulguni salads, mini khachapuri, and a standout breakfast buffet.
Laan Thai, led by chef Rose Chalalai Singh, channels the spirit of Bangkok with authentic pad thai and mango sticky rice. Bell&Grey, a café and coworking space, boasts a walnut bar with a sweeping Verde Alpi marble top. Philosophico serves Georgian-accented Italian cuisine, the rooftop Rolling Stone Bar offers cocktails, and the Tatusa Jazz Club immerses visitors in red-and-gold décor by Ketuna Kruashvili.
Parmi les neuf adresses F&B, Grand Cafe frappe par ses plafonds à caissons profonds, inspirés de l’American Bar de Adolf Loos à Vienne, et ses colonnes rythmiques. Murs miroirs anciens, nappes blanches et mobilier en noyer dessiné par Neri&Hu confèrent une atmosphère parisienne. La carte, centrée sur la gastronomie géorgienne, propose aubergines panées aux noix, salades tomates et sulguni, mini khachapuri et un buffet petit-déjeuner remarquable.
Where to switch off?
The Wine Library, with curved walnut panels and caravanserai-inspired arches, is perfect for exploring Georgian wines, including those from Tsinandali Estate. Music lovers can enjoy a private lounge with a Pro-Ject X1 B turntable and handpicked vinyl from local bookstore They Said Books. The hotel’s basement hosts gym, facials and massages, while guests can access indoor (15.5 m) and outdoor (19.5 m) pools next door at Radisson Blu Iveria, plus guided visits to botanical gardens and Gulo Thermal Spa.
La Wine Library, avec ses panneaux en noyer courbés et arches inspirées des caravansérails, est le lieu idéal pour découvrir les vins géorgiens, notamment ceux du Tsinandali Estate. Les amateurs de musique ont accès à un salon privé avec platine Pro-Ject X1 B et vinyles sélectionnés par la librairie locale They Said Books. Gym, soins et massages au sous-sol, piscines intérieure (15,5 m) et extérieure (19,5 m) au Radisson Blu Iveria à côté, et excursions zen aux jardins botaniques et sources de Gulo Thermal Spa complètent l’offre.
Verdict
Telegraph Hotel is a striking addition to Tbilisi’s hotel scene. Neri&Hu’s clean-line design respects the brutalist roots while injecting contemporary elegance. The balance of shadow and light, tranquil rooms, and lively restaurants makes the hotel a hub of connection, culture, and diversity — a perfect reflection of Tbilisi, at the crossroads of East and West.
Le Telegraph Hotel s’impose dans le paysage hôtelier de Tbilissi. Le design minimaliste mais saisissant de Neri&Hu respecte le brutaliste originel tout en insufflant dynamisme et élégance. Le contraste subtil entre ombre et lumière, chambres apaisantes et restaurants vivants, fait du lieu un carrefour de rencontres, de culture et de diversité — exactement l’esprit de Tbilissi, entre Orient et Occident.
Telegraph Hotel
31 Shota Rustaveli Avenue, 0108, Tbilissi, Géorgie
📞 +995 32 244 31 31
